Rencontre cousue main avec « La Cavalière »

La fluidité d’un tissu, la douceur d’une étoffe, l’élégance d’un motif… tout cela vous semble bien loin de la culotte d’équitation bicolore trop courte
et des chaussettes écossaises remontant jusqu’aux genoux ?

Et pourtant…

Pourtant il existe un lieu où créativité, élégance,
confort et besoins équestres se sont rencontrés.

Un lieu où, sous l’action de deux mains agiles et dix doigts habiles, les laines, soieries, galons et autres toiles s’assemblent pour venir vêtir hommes et femmes de cheval.

Ce lieu, ce sont les ateliers de « La Cavalière ».
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Une histoire de taille

Nora Schwartz est une jeune-femme belle et grande… très grande !
Et du haut de son mètre quatre-vingt-six, il lui est bien difficile de trouver des vêtements ajustés à son gabarit un peu hors norme.

« J’ai commencé à coudre parce que je ne trouvais pas de vêtements à ma taille dans le commerce. Rien ne me va ! Même les jeans importés des US à prix d’or ne sont pas coupés pour moi… ».

Par ailleurs fille et petite-fille de grandes amatrices de couture, Nora jouait dans les boîtes à boutons avant de savoir marcher.

Un peu plus tard, elle devient également cavalière et femme de cheval, et constate avec déception que les vêtements d’équitation classique, et notamment la sempiternelle culotte ultra-moulante, ne permettent qu’à peu de femmes de se sentir à l’aise et élégante.

Les ingrédients « grande taille-héritage familiale-cavalière » placés dans le shaker d’une touche-à-tout, il n’en fallait pas plus pour élaborer un cocktail évident : se lancer dans la création de vêtements pour les cavalières.

Il faut un début à tout

C’est l’un des vieux jeans de Nora qui a courageusement essuyé les plâtres de ses premières tentatives.

« Je me suis levée un matin en ayant en tête de comprendre comment on fabriquait un jean.
J’ai ressorti ma machine à coudre, j’ai décousu mon jean préféré et j’ai attaqué.
J’en ai loupé… Pfiou… 12 ? 15 ? Tous avaient un défaut. Soit trop grands, soit trop petits.
Le tissu n’allait pas, la coupe n’était pas flatteuse, bref.
Il s’avère que quand j’ai une idée en tête, je ne l’ai pas ailleurs. Aussi, j’ai fini par y arriver. »

Galvanisée par ce résultat enfin satisfaisant, Nora poursuit avec persévérance sa formation de couturière en autodidacte et à l’aide de tutoriels en ligne.

Une fois ses premières armes faites, elle se lance enfin dans la conception de sa première « Jupe Cavalière ». Le concept est en réalité un pantalon extra large donnant l’impression à celle qui le porte d’être en jupe, mais permettant de monter à cheval tout à fait confortablement.


« La première « Jupe Cavalière » a été cousue dans un tissu d’Emmaüs. Je l’ai toujours, et je la porte régulièrement. »


Et il s’agit de la première d’une longue série !


L’alliance de la créativité, de l’esthétique et du confort

A partir de cette première réussite, Nora travaille le patron et décline le concept selon différents grades et différentes morphologies.
Tirant son inspiration de l’univers médiévale ou médiéval-fantastique, des costumes de films ou simplement des souvenirs de princesses de conte, chaque modèle qu’elle élabore est unique, et le fruit d’un long cheminement créatif.

« Dès qu’une idée me vient, je la note, la dessine dans des carnets, je la tourne dans ma tête, comme un objet en 3 dimensions. Je la déplie et la projette sur le papier. J’en dessine les contours, les formes, je me l’approprie jusqu’à la connaitre presque par cœur »

Croquis La Cavaliere

Chez « La Cavalière », les tissus de grande qualité proviennent majoritairement de France, sinon d’Europe, et mêlent des étoffes précieuses telles que des laines vierges, des velours, des gabardines unies ou imprimées, et des choses plus originales, comme la gabardine rose flash !

Les machines viennent d’un entrepreneur spécialisé dans les machines de confection industrielles auprès de qui Nora trouve de très bons conseils.

« Je privilégie le contact humain et la relation de partenariat, qui me permet de pouvoir avoir confiance en mes interlocuteurs.
Les galons par exemple sont tissés main en Inde et importés en France par un couple de passionnés. »


Comme un gant

De quelques heures pour une Jupe Cavalière, à plusieurs semaines pour la conception et la réalisation d’un costume complet de plusieurs pièces, le temps de travail sur une tenue est très variable et demande rigueur, minutie et perfectionnisme.


« Il parait que je suis une couturière rapide, mais je crois surtout que j’ai de très bonnes machines »


Travaillant sur mesure, adaptant les coupes aux formes de chacune, aux usages et aux demandes, Nora habille tout le monde sans distinction.
Vêtir des femmes de morphologies très différentes est pour elle un véritable plaisir et chaque création devient un passionnant défi, avec  pour enjeu la plus grande satisfaction de la demandeuse, qui, souvent, ne trouve pas son bonheur en sellerie.
Vous vous habillez en grande taille ? Aucune inquiétude, votre tarif sera le même que pour un 36 !

« Je déteste la « discrimination par la taille ». Donc chez moi, il n’est pas question que je vous fasse payer plus cher parce que vous portez un 44 ! »

Et puisqu’on y vient, chez La Cavalière, même le budget est sur mesure.

« J’essaye de garder des prix abordables. Les jupes varient de 80 à 120 euros, un costume de spectacle équestre peut être bien plus onéreux, mais j’essaye toujours d’adapter mon travail au budget de ma cliente. »

« La Cavalière » aujourd’hui et demain

Née d’un loisir devenu passion, La Cavalière est aujourd’hui une entreprise à part entière, à laquelle Nora se consacre totalement, avec l’objectif premier d’en faire une passion rémunératrice.
Ses créations de grande qualité, pleines de charme, de féminité, de fluidité, de poésie, satisfont des clientes de plus en plus nombreuses.

Dans l’avenir, Nora verrait bien « La Cavalière » dépasser les frontières hexagonales et exporter ses créations.


« Par la suite, j’aimerai proposer mes réalisations dans l’Europe, par le biais d’un site web qui est en construction, mais avant cela, il y a encore beaucoup de travail ! »

 Très prochainement, « La Cavalière » deviendra une marque à part entière, ce dont Nora n’est pas peu fière, à juste titre !

En tout cas, aux écuries, on est sous le charme de ces vêtements uniques, qui répondent à la fois à vos mensurations et votre personnalité, des vêtements qui, bien sûr vous habillent, mais laissent s’exprimer votre âme… et celle de leur créatrice.

Retrouver « La Cavalière » sur facebook : https://www.facebook.com/lacavalierecousumain

Et prochainement sur son site internet : http://www.lacavaliere.fr/

Carole GEVAUDAN DEVAUX